La grande famille de tous les GAUDEL

Les GAUDEL de Fléville, Meurthe et Moselle

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Voici enfin la présentation de cette treizième branche GAUDEL. Ce travail tardif s'explique par les difficultés rencontrées pour établir les liens entre les individus. En effet, si nos ancêtres étaient en général peu mobiles, restant sur plusieurs générations dans le même village, il en va autrement avec cette branche où le goût des déplacements est présent dès l'origine ... jusqu'à aujourd'hui : Certains diront que cette prédisposition se trouve dans les gènes !

Fléville, aujoud'hui Fléville-devant-Nancy, est situé à une dizaines de kilomètres au sud de Nancy. Les registres paroissiaux du village commencent en 1637. A cette époque, Fléville est un petit village comptant une centaines d'habitants regroupés autour de son château féodal du XIVème siècle. Nancy, qui vient de supporter une épidémie de peste de 1630 à 1637, compte environ 5000 habitants.

La première trace d'un GAUDEL apparait à Fléville en 1653, avec l'acte de baptême de Jeanne, fille de Ferry GAUDEL et de Thomasse POIREL. Le couple aura au moins deux autres enfants : Marguerite née en 1658 et Joseph en 1664. En dehors de cette famille, aucun autre GAUDEL n'apparaitra sur Fléville. Par contre, même si l'on ne connait pas les parents de Thomasse POIREL, on peut supposer que celle-ci est native de Fléville, puisqu'elle y est marraine en 1646, 1649 et 1650. De plus, plusieurs homonymes POIREL résident à Fléville à cette époque. On peut donc raisonnablement penser que Ferry GAUDEL soit arrivé à Fléville pour y épouser Thomasse POIREL.

Trois décennies plus tard la famille de Ferry GAUDEL s'est déplacée dans la région de Marainviller, Manonviller et Croismare, trois villages situés à moins de dix kilomères à l'est de Lunéville, à proximité des Vosges. Joseph GAUDEL, fils de Ferry épouse Marie PONSAIN vers 1694 ; le couple aura au moins six enfants. Joseph est coquetier, appelé vulgairement "cosson", collectant œufs, poules et lapins dans les fermes pour aller les vendre en ville sur les marchés. Puis Joseph deviendra fermier et marcaire du curé de Manonviller où il décèdera en 1707.

Des six enfants de Joseph GAUDEL et Marie PONSAIN, seul leur fils Joseph, né en 1705, et marié à Barbe MAIRE, transmettra le patronyme GAUDEL, tandis que ses soeurs se marieront ouvrant une large descendance.

Joseph GAUDEL et Barbe MAIRE vivront longtemps à Lunéville où Joseph était marchand huilier. De leur quatre fils, seul Joseph laisse une trace à ce jour. Joseph GAUDEL épouse Marguerite CARLIER en 1764. Joseph exercera plusieurs métier tels que vannier, herboriste, et fruitier.

Tandis que François, l'un des fils de Joseph GAUDEL et de Marguerite CARLIER passera une bonne partie de sa vie à Nancy, exerçant les professions de chapelier, cultivateur, charcutier, leur autre fils Joseph François quittera la Lorraine pour tenter sa chance à Paris.

Joseph François GAUDEL épouse Jeanne Marie COQUIN en 1791 à Paris. Jeanne Marie est native de Lyon où son père était maître perruquier. Joseph François éxerce alors cette même profession. De cette union naîtra Rosalie Jeanne GAUDEL en 1796. Après le décès de son épouse, Joseph François se remarie à Marie Catherine SIMON qui lui donnera un fils prénommé Jean Joseph en 1804, dont on perd la trace.

En fin de compte, malgré l'ancienneté de cette branche, avec Ferry GAUDEL né vers 1623, il n'existe, à ma connaissance et à ce jour, que quelques descendants GAUDEL, issus de Rosalie Jeanne GAUDEL.

Bienvenue aux autres descendants de Ferry GAUDEL qui voudront bien me contacter.

 

Registres paroissiaux de Fléville

"Baptesmes de l'église succursale Saint Pancras de Fléville, annexe de Heillecourt ... " :

En 1637, l'église Saint Pancrace était une église adjointe à l'église paroissiale d'Heillecourt devenue insuffisante pour accueillir les fidèles de la paroisse.

Ce sont ces registres qui contiennent les premières traces de la famille de Ferry GAUDEL.

Joseph François GAUDEL

Jeanne Marie COQUIN

Acte de mariage du 04 juin 1791

Acte de mariage de Joseph François GAUDEL le 04 juin 1791 à Paris IIè

"Le samedi quatre juin 1791, après la publication d'un ban, tant en cette église qu'en celle de Saint Jacques de Lunéville en Lorraine le 22 du courant, la dispense des deux autres accordée pour cette paroisse par Mr l'évêque métropolitain de Paris et pour celle de Saint Jacques par Mr l'évêque de Nanci, les fiançailles célébrées la veille, je soussigné, premier vicaire, et marié Joseph François Gaudel, perruquier, fils mineur de Joseph Gaudel et de Marguerite Carlier, de droit à Lunéville, paroisse Saint Jacques diocèse de Nanci, de fait rue Saint Sauveur de cette paroisse, et Jeanne Coquino dit Cantin, fille majeure de Charles François Coquino dit Cantin, maître perruquier, défunt, selon l'extrait resté en ma main, et de Jeanne Marie Paris, présente et consentante au dit mariage, rue Saint Denis, de cette paroisse, ont été témoins pour l'époux : Louis Vast, Caron, B.d.p. rue de Caumartin, chargé de représenter le père et la mère de l'époux et Louis Parisot, même rue ; pour l'épouse : Jean Baptiste Moiroud, Jean Dézeranien, et Martin Coheudotz"

Quartier de Rosalie Jeanne

Le carreau du Temple au XIXè siècle, avec sa Rotonde détruite en 1863

Registre des enfants assistées

Avenue GAUDEL

Rosalie Jeanne GAUDEL sera couturière et restera célibataire toute sa vie.

Elle vivra dans les IIIè, XIè et XXè arrondissements de Paris où elle habitera successivement rue de la Rotonde du Temple, rue Saint Ambroise, rue des Terneaux et rue des Tourelles jusqu'à son décès en 1878.

Rosalie Jeanne GAUDEL mettra au monde deux filles et deux fils.

Odile Marguerite, sa fille aînée donnera naissance à Joseph GAUDEL avant d'épouser Joseph Marchand.

Pierre, son fils né en 1827, s'associera à son beau-frère, Charles FIAUX, mari de sa soeur Mathilde, dans le dépôt de brevets et la fabrication d'appareils à gaz.

L'époque est difficile en cette sortie de Restauration annonçant la Monarchie de Juillet lorque Rosalie Jeanne met au monde son troisième enfant : Pierre Charles, le 07 février 1830. Elle décide alors, selon une méthode courante à cette époque, de l'abandonner en "le plaçant en nourisse".

Comme tous les enfants "assistés" *, Pierre Charles porte un surnom.

C'est ainsi que Pierre Charles GAUDEL, dit "Vogien" arrive le 11 février 1830, âgé de quatre jours, dans dans sa famille d'accueil à Montigny, dans la Nièvre.

Son surnom est probablement la déformation de "Vosgien", pouvant rappeler les origines de ses aïeuls.

L'enfant abandonné est devenu un notable de Château Chinon dont une avenue porte son nom.

Les seuls GAUDEL connus à ce jour descendant de Ferry GAUDEL de Fléville, sont issus de Pierre Charles GAUDEL dit "Vogien".

* Initiée par Saint Vincent de Paul,l'assistance aux enfants trouvés et aux orphelins est assurée sous l'Ancien Régime par plusieurs établissements hospitaliers qui fusionnent en 1838 pour prendre le nom, vers le milieu du XIXe siècle, de Service des enfants assistés. Succèdant au conseil général des hospices de Paris, l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) créée par la loi du 10 janvier 1849 existe toujours.

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