La grande famille de tous les GAUDEL

Les GAUDEL de La Neuville-Roy, Oise

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Les villages où se déroule l'histoire la plus ancienne de cette branche se situent en Picardie, à une quinzaine de kilomètres au nord d'une ligne Beauvais-Compiègne.

Les registres paroissiaux de La Neuville Roy commencent en 1615. Malheureusement, ils "sautent" directement à...1641!

Les GAUDEZ semblent y être installés depuis longtemps déjà, puisque l'on y trouve François GAUDEZ, Eloy GAUDEZ, Gilles GAUDEZ, Françoise GAUDEZ, Susanne GAUDEZ, tous nés entre 1600 et 1630 environ. Ils sont probablement parents, mais rien ne le confirme à ce jour.

En fait cela nous importe peu car seul François GAUDEZ aura une descendance qui nous intéresse.

François GAUDEZ, originaire de La Neuville-Roy, né vers 1625, se retrouve à Pisseleu où il épouse Lucianne BENARD en avril 1660.

Le couple aura trois enfants et passera sa vie à Pisseleu. Selon l'humeur du curé de cette époque, les enfants porteront indifférement les noms de GAUDEZ, GAUDET, GAUDELLE, GAUDEL.

L'unique fils du couple, Antoine, est l'une des rares personnes sachant signer "Anthoinne GAUDEL", ce qui tendra à imposer ce dernier patronyme par la suite. Antoine quittera Pisseleu pour aller épouser Anne VUALLET à Blicourt en juillet 1688. Notons au passage que VUALLET s'est parfois transformé en WALLET, patronyme que l'on trouve encore aujourd'hui dans cette région.

Le couple GAUDEL-VUALLET vivra à Blicourt, aura au moins trois fils, dont un seul, Antoine, laboureur à Blicourt, aura une descendance. Cependant, malgré trois mariages et au moins treize enfants, seul Antoine GAUDEL, troisième du nom, né en 1720 à Blicourt, assurera la descendance des GAUDEL de l'Oise.

Antoine GAUDEL sera maréchal ferrant à Noyers-Saint Martin. Il y vivra avec sa première épouse Geneviève MENARD qui lui donnera au moins sept enfants. Après le décès de Geneviève, Antoine épousera Marie FLOND qui lui donnera trois autres enfants. Au décès d'Antoine en 1768, Marie FLOND retournera s'installer avec ses enfants à Gannes où l'on trouve encore aujourd'hui ses descendants. Quant aux enfants du premier mariage d'Antoine, ils migreront vers Juvignies, Lavilletertre, Frouville...et la région parisienne où l'on trouve aujourd'hui leurs descendants !

François GAUDEZ est parrain le 18 mars 1646

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La Neuville-Roy

Situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Compiègne, à une altitude de 68 à 119 mètres, le village compte environ 850 habitants en 2008.

De la principale activité qui était l'agriculture, il ne subsiste aujourd'hui que quatre exploitations importantes. La vieille sucrerie montre encore ses cheminées éteintes depuis plus de vingt ans. Une part importante de la population active travaille en région parisienne, et depuis quelques années, une fonderie de plomb a créé quelques emplois.

Le village était une place fortifiée importante sous Philippe Auguste. On peut encore y apercevoir une tour en ruine, vestige de cette époque. Il faut dire que la ville a beaucoup souffert lorsque les Espagnols occupaient les Flandres. La population fut massacrée et l'église en partie détruite au 16ème siècle.

De cette église Saint Médard construite au 14ème siècle, subsite la magnifique nef en bois restaurée au 17ème. Le Choeur gothique en pierres blanches date du 16ème. C'est sans doute sur ces fonds baptismaux de la même époque que fut baptisé François GAUDEZ vers 1625.

Monsieur Max LEVASSEUR, ancien notaire, a passé sa vie à La Neuville-Roy. Il a largement oeuvré pour la mise en valeur de l'église. On le voit ci contre sous un tableau restauré de la résurrection.

Si vous passez par là, n'hésitez pas à le contacter, il vous parlera avec passion de "son" église et de son histoire.

Pisseleu aux Bois

Situé à douze kilomètres au nord de Beauvais, le village compte environ 340 habitants en 2008. La population a doublé en un siècle, mais les paysans ont laissé place à des citadins qui, pour la plupart travaillent dans la région de Beauvais.

En 1660, François GAUDEZ a parcouru quarante kimomètres à l'ouest de La Neuville-Roy pour venir se marier à Pisseleu et s'y installer.

Le 13 avril ont été mariés François GAUDET de la paroisse de La Neufville Roye et Lucianne BENARD du dit Pisseleu.

Les vieilles maisons typiques en briques rouges et à colombage entourent l'église Saint Martin depuis des siècles.

Ici comme dans les autres villages, ne subsistent que quelques grosses exploitations agricoles. A travers le porche de cette ferme, on peut apercevoir la maison des maîtres au fond de la cour.

On me voit découvrant un des nombreux puits à l'architecture traditionnelle.

La rue de Marseille en Beauvaisis mène à l'église. Si l'architecture n'a pas beaucoup changé en un siècle, les arbres et l'animation des rues ont disparu !

Blicourt

Situé à quinze kilomètres au nord de Beauvais (deux kilomètres au nord de Pisseleu), à une altitude de 111 à 176 mètres, le village compte environ 280 habitants en 2008. Ici également, nous sommes au milieu d'immenses étendues de culture céréalières et de colza. Depuis peu, de nombreuses éoliennes ont modifié ce paysage plat et venteux.

C'est ici que s'est marié Antoine GAUDEL :

Le vingtième jour de juillet 1688, Anthoinne Gaudel de la paroisse de Pisseleu a épousé Anne Vuallet de cette paroisse en la présence de leurs parents et des soussignés.

Noter la signature "Anthoinne Gaudel", et la marque de son épouse qui ne sait pas signer.

Le centre du village a conservé son aspect traditionnel. Les anciens se souviennent encore de l'époque où les habitants des environs venaient puiser l'eau au "puits de la ville". Ils nous parlent du marché du velours, des deux cafés-épiceries, de la gare qui apportaient de l'animation et de la convivialité aujourd'hui disparues.

Antoine est témoin d'un mariage en 1754

Noyers Saint Martin

Situé à vingt kilomètres au nord-est de Beauvais (une quinzaine de kilomètres à l'est de Blicourt), à une altitude de 165 mètres, le village compte environ 700 habitants en 2008.

En 1472, Charles Le Téméraire, Duc de Bourgogne, met à feu et à sang la Picardie. Tentant de prendre Beauvais, il est contraint, par les habitants menés par Jeanne HACHETTE, de rebrousser chemin vers Amiens. Furieux de son échec, il détruit tout sur son passage. C'est ainsi que le village de Saint-Martin est brûlé. Ses habitants se regroupent alors à Noyers qui n'était qu'un hameau, où ils reconstruisent leurs maisons et l'église vers 1500. C'est la naissance du village actuel.

Quant à Charles Le Téméraire, il sera tué lors de la bataille de Nancy en 1477 par René II, Duc de Lorraine.

C'est à Noyers Saint Martin que vivra Antoine GAUDEL, maréchal-ferrant entre 1750 et 1768. Il signe Antoine GAUDEL.

Depuis cette époque l'Histoire s'est déroulée. A la sortie du village, on peut se recueillir au cimetière Soviètique qui contient 4643 corps de soldats tombés pendant la seconde guerre. Une très belle sculpture, "Les fleurs de la Russie" de Vladimir SUROVTSEV, veille sur les lieux dans le doux bourdonnement des éoliennes voisines.

23, rue MACHAUT

14, rue Neuve

Eglise de Maignelay

Gannes

Situé à trente kilomètres au nord-est de Beauvais (une douzaine de kilomètres à l'est de Noyers Saint Martin), à une altitude de 126 mètres, le village compte environ 320 habitants en 2008.

Au 17ème siècle, son hameau de Blin était le siège d'une importante seigneurerie dont un château fort détruit au 17ème siècle.

L'église du 16ème siècle fut visitée par Saint Vincent de Paul en 1617.

A droite de l'église, au 4 de la rue de l'Ecole, habite Lucien GAUDEL et son épouse, dernier GAUDEL de Gannes.

Angélique GAUDEL, fileuse, née en 1765, vécut chez son fils, Prosper WALLET, jusqu'en 1848 au 23 de la rue MACHAUT.

Un calvaire arboré marque l'extrémité de la rue MACHAUT et la fin du village. Sur la droite se trouve la ruelle "du sac" où Charles GAUDEL, tisserand , vécut entre 1793 et 1810.

A l'autre bout du village, dans la rue neuve, on peut voir au numéro 14, la maison où vécut Henriette GAUDEL, fileuse, épouse LAMARRE jusqu'en 1866.

Le cimetière de Gannes abrite la tombe "GAUDELLE-DE CHAUMONT". Il sagit de la sépulture familiale de Jules GAUDEL, marié en secondes noces à Julie DE CHAUMONT. Jules fut domestique puis charretier. Il habita Gannes au 13 rue de la Chapelle vers 1865 puis rue du Moulin. Leur fils Anatole Joseph GAUDEL, né en 1872, fut chanoine honoraire, doyen, curé de Maignelay-Montigny jusqu'en 1950.

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